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Recherche4 juin 2026

Sermoréline vs CJC-1295 vs Ipamoréline : quel peptide GH pour votre objectif de recherche ?

Sermoréline, CJC-1295 (No-DAC) et Ipamoréline comparés : demi-vie, profil GH, sélectivité et données. Le guide de décision pour chercheurs.

Quiconque mène des recherches sur les sécrétagogues de la GH se trouve rapidement face à un choix concret : la sermoréline, un stack à base de CJC-1295 ou l'ipamoréline ? Tous trois stimulent la libération endogène d'hormone de croissance (GH) au lieu d'administrer directement de la GH. Ils diffèrent toutefois nettement par leur récepteur, leur demi-vie, leur profil de pulsation de la GH, la propreté du profil des hormones secondaires et l'état des données.

Ce guide est une aide à la décision, non un cours sur les mécanismes. Si vous voulez d'abord comprendre les bases moléculaires (récepteur GHRH vs récepteur de la ghréline, voies de signalisation, synergie), lisez le contexte détaillé dans GHRH vs GHRP en comparaison. Ici, il s'agit de savoir laquelle des trois options convient à quel objectif de recherche.

TL;DR : la décision en bref

Sermoréline : la base GHRH la mieux documentée et la plus douce, avec une pulsation nocturne physiologique. CJC-1295 (No-DAC) + Ipamoréline : le stack synergique avec la réponse GH pulsatile la plus forte. Ipamoréline en solo : le sécrétagogue isolé le plus propre, pratiquement sans hausse du cortisol ni de la prolactine. Important : notre "CJC-1295" est le mélange No-DAC avec ipamoréline, ni un dépôt DAC à action prolongée, ni un CJC isolé.

À des fins de recherche uniquement

Ce texte situe les peptides de recherche dans le contexte de l'axe de la GH. Il ne constitue pas un avis médical, ni une recommandation d'usage chez l'humain, et ne remplace pas la consultation d'un médecin. Aucun des peptides mentionnés n'est un médicament approuvé pour les usages décrits ici.

Sélection rapide selon l'objectif de recherche

Les trois options en détail

Sermoréline : la base GHRH établie

La sermoréline est le GHRH(1-29), le plus court fragment biologiquement actif de l'hormone naturelle libérant l'hormone de croissance. Elle active le récepteur GHRH des cellules somatotropes de l'hypophyse et y déclenche une libération de GH pulsatile et physiologique. Comme elle agit via la voie de signalisation naturelle, le rétrocontrôle négatif est préservé : la somatostatine et l'IGF-1 peuvent continuer à réguler la sécrétion.

Sur le plan pharmacocinétique, le GHRH(1-29) est rapidement éliminé après administration IV (de l'ordre de quelques minutes), mais la réponse GH reste mesurablement élevée pendant environ 3 heures ; la libération maximale se situait à 1-2 mcg/kg IV [PMID 8329825].

Les données à long terme les plus solides proviennent d'une étude de 16 semaines chez des adultes âgés, avec un analogue du GHRH(1-29) très proche ([Nle27]GHRH(1-29), 10 mcg/kg en sous-cutané chaque soir à 21h00) : l'IGF-1 a augmenté significativement en l'espace de 2 semaines et est resté élevé, la masse maigre a augmenté chez les hommes, l'épaisseur cutanée chez les deux sexes, et le seul effet indésirable observé a été une hyperlipidémie transitoire et réversible [PMID 9141536].

Mise en perspective de l'étude

Les données de 16 semaines proviennent d'un analogue [Nle27] très proche de la sermoréline, mais pas chimiquement identique. C'est un substitut fort pour la classe GHRH(1-29), mais elles ne doivent pas être lues telles quelles comme des données pures de sermoréline.

En fin de compte, la sermoréline possède, parmi les trois options, la base de données humaines la plus large et le profil le plus doux, le plus proche du physiologique.

Sermorelingrowth

Analogue de GHRH(1-29) pour la recherche sur la stimulation physiologique de l'hormone de croissance. Stimule naturellement la production endogene de GH. Utilise en clinique depuis des decennies et l'un des peptides GH les mieux etudies.

CJC-1295 (No-DAC) + Ipamoréline : le stack synergique

Le CJC-1295 est le GHRH(1-29) avec quatre substitutions d'acides aminés stabilisantes (entre autres la D-Ala en position 2, qui bloque la dégradation par la DPP-IV) [PMID 7962295]. Il se lie au même récepteur GHRH que la sermoréline, mais il est métaboliquement renforcé. La distinction entre les deux formes du marché est décisive :

  • Avec DAC (Drug Affinity Complex) : un linker à l'albumine transforme le peptide en un dépôt lent. Une seule injection sous-cutanée a maintenu la GH élevée de 2 à 10 fois pendant au moins 6 jours et l'IGF-1 de 1,5 à 3 fois pendant 9 à 11 jours, avec une demi-vie de 5,8 à 8,1 jours [PMID 16352683]. Le prix à payer : une exposition non pulsatile, étalée sur plusieurs jours.
  • Sans DAC (aussi appelé "Mod GRF 1-29" / "CJC-1295 No-DAC") : les mêmes substitutions, mais sans linker à l'albumine. Il se comporte comme un analogue du GHRH à action courte, avec une pulsation nette et une clairance rapide.

Pourquoi nous proposons la forme No-DAC, pas la DAC

La variante DAC produit une élévation continue de la GH/IGF-1 sur plusieurs jours au lieu de pulsations physiologiques, et son programme de phase II a été arrêté en 2006. La forme No-DAC, à action plus courte, respecte le schéma pulsatile et le rétrocontrôle. La demi-vie de la forme No-DAC (souvent indiquée à environ 30 minutes) repose sur les substitutions résistantes à la DPP-IV et sur des sources secondaires, non sur une étude PK humaine propre. Considérez cette valeur comme une estimation.

La vraie raison de la combinaison est la synergie : un signal GHRH (CJC-1295) et un signal GHRP (ipamoréline) sollicitent deux récepteurs différents sur la même cellule, et le GHRP abaisse en plus le tonus inhibiteur de la somatostatine. Chez l'humain, il est documenté que la combinaison d'un GHRH et d'un GHRP produit une réponse GH pulsatile nettement plus forte que chaque composant seul [PMID 19240251].

Limite des données sur la synergie

La synergie est démontrée comme principe chez l'humain [PMID 19240251], mais il n'existe pas de chiffre net "X fois supérieur à la substance seule" ni d'étude portant spécifiquement sur ipamoréline + CJC-1295. L'argument mécanistique est solide, l'ampleur exacte chez l'humain ne l'est pas.

Ce stack est le choix lorsque l'objectif est la libération de GH pulsatile maximale avec un profil d'hormones secondaires propre et que plusieurs injections par jour sont acceptables.

CJC-1295/Ipamorelin (No-DAC)growth

Melange 2-en-1 d'hormone de croissance : CJC-1295 no-DAC (Modified GRF 1-29, 5 mg) + Ipamorelin (5 mg) dans un seul flacon. Le composant CJC-1295 est la variante sans DAC de courte duree (demi-vie d'environ 30 minutes), non la forme DAC de longue duree. Stimule la liberation naturelle de GH par deux voies differentes pour des pulsations amplifiees et plus physiologiques.

Ipamoréline : le sécrétagogue isolé sélectif

L'ipamoréline est un pentapeptide et un agoniste du récepteur de la ghréline (GHS-R1a), donc un GHRP. Son trait distinctif est la sélectivité : dans l'étude de référence, elle n'a déclenché, même à plus de 200 fois l'ED50 de la GH, aucune hausse pertinente de l'ACTH, du cortisol ou de la prolactine, contrairement aux anciens GHRP-6 ou GHRP-2 [PMID 9849822]. En PK humaine, la demi-vie terminale était d'environ 2 heures, avec une pulsation GH nette (maximum après environ 40 minutes) et un comportement dose-proportionnel [PMID 10496658].

Limite des données

Pour l'ipamoréline, il existe une étude PK humaine solide, mais aucune étude à long terme publiée sur la composition corporelle chez l'humain ; un programme de phase II a été arrêté. Les chiffres de puissance proviennent de données porcines et in vitro [PMID 9849822]. Un bénéfice sur la composition corporelle est donc plausible sur le plan mécanistique, mais non prouvé par des études humaines.

L'ipamoréline en solo est le choix lorsqu'un sécrétagogue isolé particulièrement propre est recherché, plutôt qu'une combinaison à deux flacons.

Ipamorelingrowth

Secretagogue d'hormone de croissance hautement selectif qui declenche des pulsations naturelles de GH sans augmenter le cortisol ni la prolactine. Stimulation propre de la GH avec des effets secondaires minimaux - le peptide le plus cible pour l'hormone de croissance.

Comparaison directe en un coup d'œil

CaractéristiqueSermorélineCJC-1295 No-DAC (+ Ipamoréline)Ipamoréline
Classe / récepteurAgoniste GHRH-RAgoniste GHRH-R (stabilisé) + GHS-R1aGHS-R1a / récepteur de la ghréline
Demi-vieDe l'ordre des minutes [8329825]env. 30 min (estimée) + env. 2 henv. 2 h [10496658]
Profil GHPulsation physiologique nettePulsation renforcée, synergiquePulsation isolée propre
Fréquence d'injectionQuotidienne, souvent le soir1 à 3x par jour1 à 3x par jour
Propreté des hormones secondairesPréserve le rétrocontrôle, proprePropre (partie GHRP = ipamoréline)La plus propre : pas de cortisol/prolactine [9849822]
Données humainesLes plus solides [8329825, 9141536]Principe de synergie démontré [19240251]Bonne PK, pas d'étude d'effet à long terme [10496658]
Dans notre boutique sous forme dePeptide isoléMélange No-DAC avec ipamorélinePeptide isolé

Ce que nous ne proposons volontairement pas

Un CJC-1295 autonome et la variante DAC à action prolongée ne sont pas au catalogue. Qui mène des recherches sur le "CJC-1295" utilise chez nous le mélange No-DAC avec ipamoréline, car le GHRH seul est rarement utilisé seul et le profil No-DAC préserve la pulsatilité.

Quelle option convient à quel objectif de recherche ?

1

Vous voulez l'option la mieux documentée et la plus douce

Sermoréline. La base de données humaines la plus large des trois, une pulsation nocturne physiologique, un rétrocontrôle préservé [PMID 8329825, 9141536].

2

Vous voulez la réponse GH pulsatile la plus forte

CJC-1295 No-DAC + ipamoréline. Le bras GHRH fournit le signal de base, le bras GHRP renforce la pulsation et abaisse la somatostatine [PMID 19240251]. Vous acceptez plusieurs injections par jour.

3

Vous voulez un sécrétagogue isolé particulièrement sélectif

Ipamoréline. La pulsation GH la plus propre, pratiquement sans débordement de cortisol, de prolactine ou d'ACTH [PMID 9849822], une seule substance plutôt qu'un mélange.

Dosage : un contexte de recherche honnête

Doses des études vs protocoles communautaires

Issu de la littérature primaire (vérifié) : GHRH(1-29) en aigu 1-2 mcg/kg IV [PMID 8329825] ; analogue du GHRH(1-29) en chronique 10 mcg/kg en sous-cutané le soir pendant 16 semaines [PMID 9141536] ; CJC-1295 DAC 30-60 mcg/kg par injection unique [PMID 16352683] ; ipamoréline en PK humaine, dose-proportionnelle sur un large intervalle IV [PMID 10496658].

Issu de sources communautaires et de fournisseurs (non validé par des études) : No-DAC + ipamoréline souvent à environ 100 mcg par dose chacun, 1 à 3x par jour, au moins une dose avant le coucher et à jeun (la nourriture, surtout les glucides et les lipides, atténue la pulsation GH). Ces protocoles ne proviennent pas d'études contrôlées et sont à comprendre exclusivement comme contexte de recherche.

Questions fréquentes

Les substances décrites ici sont des peptides de recherche, dont le statut réglementaire varie selon le principe actif. Cet article sert exclusivement à transmettre des connaissances, ne constitue pas un avis médical et ne doit pas être compris comme une recommandation d'usage chez l'humain.

Recherche en France

Pour les chercheurs en France, le cadre réglementaire applicable aux peptides de recherche se trouve à l'intersection du droit français et du droit communautaire.

Autorité compétente
ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), avec supervision européenne par l'EMA
TVA
TVA française à 20% incluse dans le prix affiché
Délais de livraison vers la France
2 à 4 jours ouvrés depuis notre entrepôt UE via DHL Parcel

Les peptides destinés à la recherche ne relèvent pas du Code de la santé publique français en tant que médicaments tant qu'aucune revendication thérapeutique n'est faite envers le consommateur final et que la vente est strictement réservée à un usage de laboratoire. Le caractère research-only doit figurer sur l'étiquetage du produit, ce que nous garantissons systématiquement. L'ANSM s'est positionnée à plusieurs reprises sur le commerce dit gris des analogues de GLP-1 mais ne réglemente pas directement les ventes inter-laboratoires de petites quantités à des fins exclusivement scientifiques. Le certificat d'analyse (CoA) du fabricant, identifié par notre système de couleurs, est transmis à la demande et accompagne tout questionnement douanier.